Les meilleures choses ont une fin. Notre balade en Camargue s'achève en toute tranquillité, et certains sont même déjà partis, appelés par d'autres obligations ce week-end. Nous, nous avions prévu un petit parcours tranquille, histoire de ne pas trop se fatiguer avant de reprendre la route pour retourner dans nos pénates. Ou pas, d'ailleurs, parce qu'il en est qui vont prolonger de quelques jours leur séjour ici ou ailleurs. Je n'ai donc pas grand chose à me mettre sous la dent. Pas de panne spectaculaire, pas d'événements notables, à croire que tout le monde se tient bien tranquille en attendant le briefing de ce soir et le moment des au revoir. Alors, pour une fois, je ne vous ferai grâce d'un long discours, me contentant de vous glisser quelques photos d'Aigues-Mortes, des Salins du Midi et de l'escalier à vis de Saint-Gilles, une prouesse architecturale que nous a signalée Patrick Lebeaupin, compagnon du Tour de France et des Voyages.

Vue de la tour de Constance qui servait de prison pour femmes et des remparts d'Aigues-Mortes.

Balade dans Aigues-Mortes dont la construction des remparts a démarré sous Saint-Louis et s'est achevée sous Philippe Le Bel, son petit-fils (mais on mourrait jeune en ce temps-là).

On ne circule qu'à pied dans Aigues-Mortes. Résultat : les habitants ont fui le vieux centre historique, remplacés par des boutiques, des boutiques et des boutiques.


Vue sur les remparts, côté salins.

Quelques vues des salins. Là, les camelles ou... châteaux de sel !

La couleur rose est donnée par une algue (Dunaliella salina.) dont se nourrissent de petites crevettes. Plus la couleur est intense, plus le salin est fort en concentration de sel et cela donne au saunier l'indication qu'il faut alors procéder à la récolte.




C'est en petit train que nous avons fait la visite des Salins du Midi. C'était plus cool...
Ce vestige monumental est classé au Patrimoine de l'Unesco, parce qu'il est le premier exemple de réalisation d'un escalier en spirale de ce genre. Il date du XIIe siècle et je vous livre l'explication telle qu'elle est donnée par Wikipédia : « C’est une « voûte en berceau rampante », ou « voûte annulaire en descente », sur un module de neuf claveaux, qui s’élève en tournant sur elle-même. » Vous y avez compris quelque chose ? Moi, pas. Heureusement que Patrick a été plus clair en parlant de stéréotomie, de pierres taillées selon plusieurs plans concaves et convexes, d'exemple parfait du « trait géométrique ». Avant d'ajouter, pour les béotiens que nous sommes, que c'était la première fois au monde que l'on concevait un escalier tournant à vis à joint fin, c'est-à-dire que toutes les pierres étaient taillées sur leurs six faces pour s'emboîter l'une à côté de l'autre. Pas de scellement, juste des pierres qui s'ajustent et se servent les unes des autres pour former une vis sans fin, ce qui explique (de ce que j'ai pigé !) que le dessous de l'escalier dessine l'intérieur d'une coquille d'escargot parfaitement lisse. Cet escalier desservait plusieurs étages de l'ancienne abbaye dont il reste encore quelques vestiges derrière l'immense abbatiale de Saint-Gilles. Sachez également que les compagnons du monde entier y viennent pour admirer ce trésor architectural. Voilà pourquoi je vous en parle, et pourquoi nous avons fait le détour ce matin.

Les derniers vestiges de l'abbaye de Saint-Gilles et notamment de son escalier que l'on appelle vis-de-Saint-Gilles.

La particularité de cet escalier avec sa voûte qui ressemble à l'intérieur d'une coquille d'escargot.

Voilà, les amis, c'en est fini de ce nouveau rallye. Mais ce n'est qu'un au revoir parce que nous nous retrouverons en mars, du côté de Clermont-Ferrand pour de nouvelles aventures. Alors, à très vite et portez-vous bien.