Dans le genre « poussons le concept au bout du bout du bout », une nouvelle trouvaille aujourd'hui. Non seulement, nous laissons les participants faire ce qu'ils veulent, quand ils le veulent et avec qui ils veulent, sans assistance évidemment, mais en plus je vous fais le compte-rendu d'une journée que j'ai passée avec ma petite fille, à distance, sans avoir rien vu du parcours, et grâce à la magie des photos que j'ai volées aux participants qui se les échangent sur WhatsApp. Une imposture totale ! Non, décidément, ce n'est pas très sérieux tout ça. Mais vous allez voir que ça fait la blague. C'est un peu comme les IA, elles n'ont jamais vécu ce qu'elles nous racontent, mais elles savent bien vous faire croire le contraire en ajoutant, ici ou là, quelques petits trucs que vous leur avez appris, histoire de vous brosser dans le sens du poil.

Patrick, tout sourire, au volant de sa Béhème.

Didier et Mado qui rejoindront Coco et Fifi à Sommières dans l'après-midi...

Junas et son gigantesque kiosque musical.

La preuve avec Martine et Patrick.
Or donc, ce matin, sous un beau ciel bleu traversé juste de quelques flammèches blanches laissées par les réacteurs des avions, tous les participants sont partis, bien décidés à faire l'intégralité du parcours du jour. Avec des objectifs bien différents. Gérard et Monique Veyrier voulaient absolument manger des huîtres de Bouzigues (je t'ai trouvé un restau à Aigues-Mortes, Gégé !). Fifi et Coco allaient chez des cousins pour déjeuner avant d'aller sur Sommières rejoindre d'autres participants qui, eux, faisaient manifestement le parcours à l'envers. Pour leur défense, il n'y avait pas de flèche pour indiquer comment tourner sur le chemin d'aujourd'hui. Bref, il y en avait à partir à droite, d'autres à gauche, et ma foi, ça a dû être marrant de se croiser sur les petites routes de l'arrière-pays.

L'une des nombreuses sculptures dans les carrières de Junas.

Oh, mais quel est donc cet oiseau qui s'est posé sur l'épaule de Bruno ?

On aime toujours voyager en groupe, pas vrai ?

C'est marrant d'avoir choisi de pique-niquer face à un des accès à l'eau du Pic Saint-Loup ! Pass d'alcool, vraiment ?
Je me suis laissé dire que si le pique-nique a satisfait la plupart, d'autres ont préféré s'attabler et goûter quelques spécialités locales bien arrosées d'un petit Gris de Provence. Pas étonnant qu'il leur ait fallu faire la sieste après ça. J'ai des photos.
Parce que, je vous rassure, si je ne suis pas sur le parcours, je sais à peu près tout de ce qui s'y est passé. J'ai de zélés délateurs, prompts à dénoncer leurs camarades, histoire de se marrer à l'apéro de ce soir. Parce que, malgré l'absence de notre célèbre remorque, il y aura apéro... plateau avant le briefing. Il y aurait comme un air de retour à la normalité que ça ne m'étonnerait pas.
Le parcours, parlons-en, malgré tout. On le faisait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, ce qui est tout sauf logique m'ont fait remarquer avec justesse les nouveaux (ils ne savent pas encore qu'avec Daniel, nous confondons notre droite de notre gauche depuis notre naissance, et c'est pourtant nous qui avons tracé les road-books durant plus de vingt ans. Mais pas celui-là ! Il passait normalement par Junas et ses carrières de pierres qui, durant des siècles, ont fourni de quoi construire les maisons du Gard. Aujourd'hui, le lieu a été investi par des sculpteurs qui y ont réalisé (et continuent) des œuvres monumentales.

Petite visite à Sommières.

Originale la déco de ce tatoueur !

Toujours Sommières.

Haha, voilà notre 2CV rouge et ses histoires de batteries ! On aimerait bien savoir ce que vous fait au final !

Suivie, comme son ombre, par l'Ami 8. Nous sommes deux sœurs jumelles, nées sous le signe des Gémeaux, euh mais pas monozygotes, hein ?
Il y avait ensuite la Bambouseraie, un jardin exotique dont Gérard, notre ingénieur agronome (et non pas notre ingénieur de Grenoble), pourrait vous parler durant des heures. Il y a là plus de 3.000 variétés de bambous, arbres et plantes remarquables. Mais aussi un labyrinthe végétal dont il n'est pas si aisé de trouver la sortie. Ça me fait penser que, ce soir, j'aurais peut-être intérêt à compter nos ouailles, il pourrait bien nous en manquer quelques-unes.

Ah oui, le tronc est quand même balèze !

Quelques images de la Bambouseraie.


Respect !


Après ça, j'ai le sentiment qu'il y avait du monde bien fatigué, parce que je n'ai plus trop eu de nouvelles. Sont-ils passés par Saint-Hippolyte-du-Fort et son fort Vauban et ses treize fontaines et vingt-et-un cadrans solaires ou par Saint-Mathieu-Tréviers (que j'ai appelé Saint-Martin-Tréviers sur le road-book, je vous le dis, ce n'est plus ce que c'était, ce doit être l'âge, ma pauvre Lucette) et le château de Montferrand et ses ruines grandioses ? Je le découvrirai sans doute ce soir, quand tout le monde sera rentré au bercail.
Ce que j'ai également appris – les mauvaises langues sont partout –, c'est que la 2CV de Guéguette a flingué le régulateur de l'alternateur. Du coup, elle s'échange la batterie avec celle de l'Ami 8. Un coup à toi, un coup à moi. Il y a eu d'autres petits soucis mécaniques, notamment sur la 504 de Bruno Rosel, un problème récurrent déjà vécu en Bourgogne mais dont Didier (vous savez, l'un de ces assistants déguisés en touristes) s'est occupé. Et il semblerait aussi que, même depuis qu'il ne boit presque plus que de l'eau, Laurent, notre Belge préféré, n'ait pas vraiment le compas dans l'œil pour se garer. Ou alors, il l'a trop bien. Je vous laisse juge.

Je vous l'avais bien dit que l'assistance ne serait jamais loin !

Le problème, c'est qu'on n'a plus vingt ans ! Ça l'a crevé mon Didier !

Voilà comment se gare Laurent. Au ras du mur. Quand il entend ccccrrrrrrr ! il freine !
Voilà, pour une journée à laquelle je n'ai participé que d'un derrière distrait, vous voyez qu'on peut raconter plein de choses, comme si on y était. Cela dit, c'est quand même moins rigolo. C'est un peu comme si je mangeais un couscous lyophilisé sans harissa et sans pois chiches. Alors, demain, allez, je me fais le parcours en entier. Comment ? Qu'est-ce que vous dites ? On n'a que dix bornes à faire ? Le reste, on le fait en bateau ? Sans blague ? Et en plus, on va manger du taureau ! La vie est bien faite tout de même, pas vrai ? Allez à demain, les amis. Cette fois pour du vécu, presque du live. Il est temps de reprendre les bonnes habitudes.