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Jour 3 - AG et les camions

Avant de vous parler de la journée d’aujourd’hui, faisons un minuscule flash-back. Il est 19 h 30, l’apéro de bienvenue bat son plein et voilà qu’un aréopage de jeunes filles joliment apprêtées, tricotant sur leurs gigantesques talons aiguilles, passe devant nous. Si nous avons tout compris, se tenait au même moment une sélection de candidates à Miss Bourgogne, en présence de la Miss 2025, Charlène Marie Laurin, préparatrice en pharmacie (je précise pour tous ceux qui pensent que les Miss n’ont rien dans le cerveau). Vous connaissez la bande de zigotos que nous trimbalons depuis plus de vingt ans à travers l’Europe, elle ne sait pas se tenir dès qu’un joli minois apparaît ou qu’il est question de picoler. Très vite se sont improvisés des applaudissements nourris et une haie d’honneur. Et même des photos avec nos miss à nous, la future classe dirigeante de Savane Aventure pour 2050…

Montchanin 2026

Les candidates pour représenter la Bourgogne au Concours des Miss, avec nos petites miss à nous, les petites-filles Nollan et Lagrasta.

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C'était l'anniversaire de Philippe (à droite aves les lunettes). On ne pouvait passer à côté. 

Je vous épargne ceux qui se sont vantés d’avoir posé aux côtés de ces jeunes filles, sous le regard, comment dire, désespéré, de leurs épouses qui levaient les yeux au ciel, l’air de dire : « Arrête de rêver mon p’tit poulet, c’est plus de ton âge ». Surtout quand ils se vantaient ensuite d’avoir récupéré leurs « 06 ». On se la pète beaucoup plus qu’on n’en fait par chez nous, il faut bien le reconnaître, mais si ça peut faire du bien à son ego, on aurait tort de s’en priver. Bref, nous avons bien rigolé, on s’est moqué, on a entendu des vantardises pour une génération et les photos des Miss ont circulé d’un téléphone à l’autre. Sans doute pour se faire des souvenirs.

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La différence entre le monde réel (les Miss d'aujourd'hui) et celui dans lequel nous vivons (nos Miss à nous).

Ce matin, nous sommes retombés sur terre. Nos Miss à nous sont bien plus décaties, pétries d’arthrose, flétries par des libations sans fin de ces vingt dernières années, le pas incertain et le verbe tremblotant. Ce qui a fait dire à certains — des mauvaises langues, évidemment — que vingt ans de Savane, ça vous détruit un bonhomme ou une bonne femme. Ce qui n’est pas si faux, quand on y pense. Au moins, cela nous amuse-t-il, parce que nous sommes restés de grands enfants, et nous entendons bien le rester longtemps encore.

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Nous étions plus de 145 à l'AG. Admirez le sérieux des participants !

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L'équipe organisatrice autour de nos Miss : Jocelyne, Bruno, Robert, Sylvie, Guy et Anna.

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Notre ami Jean-Louis, dédicaçant son dernier livre, une BD racontant l'histoire de l'automobile. Un ouvrage magistral !

L’AG a été expédiée, comme d’habitude, avec sérieux, mais sans faillir à note réputation qui veut qu’une bonne AG soit une AG dans laquelle on se marre. Pour vous dire combien nous avons dérapé, nous ne nous sommes même pas rendu compte qu’il pleuvait à tombeau ouvert (c’est possible, ça ?). Et je vous confirme que ce n’était pas du pinard comme on pourrait l’espérer, mais de la vulgaire flotte ! Du coup, ceux qui restaient ont hésité. Rester se calfeutrer sous la couette ou affronter les éléments et aller soit au musée du Camion à Montceau-les-Mines, soit visiter la villa Perrusson à Échisses, soit encore se rendre au musée de la Mine à Blanzy. Pour être à l’abri. À voir le monde qui s’est précipité voir les Berliet et autres poids lourds, il y a eu bien plus de courageux que prévu, lesquels n’ont pas regretté la visite. Surtout face au camion-épicerie qui a beaucoup fait jaser sur les produits que l’on vendait à l’époque et leur prix par rapport à aujourd’hui. Tout augmente, ma pauvre Lucette (vous remarquerez que ça fait déjà deux fois que je l’évoque, il faudra que je vous en parle un jour, de la tata Lucette, qu’était jamais contente et rabâchait que « c’était ben mieux d’mon temps », alors qu’elle a connu les privations de deux guerres, un filet de bave au coin des lèvres, appuyée sur sa canne, à soupirer que l’temps la rattrapait pas assez vite pour rejoindre son Gaston, c’était un personnage la tante Lucette). Heureusement que des conversations plus sérieuses tournaient autour du rouleau compresseur à vapeur Aillot de 1911, baptisé le Cylindre, dont nous avons appris qu’une seule personne avait les autorisations nécessaires et les compétences pour le conduire, une jeune femme de 29 ans, juriste de son état, et qui mériterait le titre de Miss Vapeur si les normes édictées par quelques pisse-froid aigris n’empêchaient pas, désormais, de remettre l’engin sur les routes après… 70 heures de chauffe ! Voilà comment on appauvrit notre mémoire collective et le souvenir du passé industriel d’un pays. Pfff ! Pas étonnant qu’il pleuve…

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En route vers le musée du Camion Ancien.

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Quand je vous dis qu'il y avait foule !

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Je vous laisse admirer la collection.

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Le fameux Cylindre, rouleau-compresseur à vapeur Aillot.

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Ce qui est sympa, c'est qu'on peut monter à bord des camions. Christophe ne s'en est pas privé !

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Un petit tour dans le camio-épicerie ?

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Marc, au volant de l'un des trois Berliet de « 1000.000 dollars au soleil ».

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Véro et Bruno, dont je ne savais pas qu'ils étaient au générique de « 100.000 doilars au soleil ».

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Ça a l'air de faire un drôle d'effet à Didier de se retrouver au volant !

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La villa Perrusson.

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Atelier découpe à côté de la ville Perrusson. Il pleut, il faut bien s'occuper...


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