C’est là qu’on sait que nous avons pris de la bouteille. Et pas seulement du bourgogne. Par le passé, le programme copieux de la journée n’aurait fait peur à personne (n’a-t-on pas fait, dans la nuit, un Barcelone-Algésiras pour prendre un ferry et nous retrouver au Maroc ?), mais je ne sais pas trop pourquoi, il en est beaucoup qui n’ont fait qu’une partie du programme. Moi, le premier, je l’avoue. Il faut dire que la première partie était déjà grandiose. Rien de moins que le rendez-vous mensuel de la Station Bel-Air, sur l’ancienne N6 (devenue la départementale 1006), dont c’était la reprise printanière. D’où le monde de dingue (plus de 1000 voitures !), les quelques gouttes annoncées (et tombées) n’ayant découragé personne. Un rendez-vous gigantesque qui permet d’admirer toutes les marques, tous les modèles, dans un joyeux désordre, ce qui fait tout le charme de l’événement.

D'incorrigibles curieux ! Avant de partir, il faut plonger le nez sous le capot. Pour voir...

La campagne bourguignonne. Un enchantement le matin, avec le soleil. L'après-midi, ça s'est gâté !

Dans la montée vers la station Bel-Air, ça se tire la bourre !
En parallèle, il y avait une course de côte prévue à La Rochepot, la montée vers le château, mais je vous avoue que nous n’avons pas eu le courage d’attendre, on avait déjà des kilomètres dans les pattes à arpenter les parkings de la station. Bravo, en tout cas, aux organisateurs qui font de ce joyeux bordel un ballet plein de charme et de bonne humeur.

Et voilà à quoi ça ressemble, le rassemblement de Bel-Air !






Ensuite, il y avait Beaune et la visite de ses Hospices, un grand incontournable. Après déjeuner, cela va de soi pour un groupe qui ne pense qu’à trois choses : boire, manger et boire. Là, nous avions l’embarras du choix en descendant sur Beaune. Pour notre part, nous avons choisi une halte dégustation pour goûter un excellent Pommard et une assiette ou une quiche. C’était l’occasion ou jamais, je vous l’assure. Puis direction Beaune, son Hospice, donc — mais pas son musée des vins fermé pour l’année (d’où l’intérêt d’avoir consommé avant et d’avoir fait une partie de la route des vins) — ou la moutarderie Fallot, tout en flânant dans la vieille ville.

La cour des Hospices de Beaune. Je ne m'en lasse pas...

La chambre des pôvres (sic).

La salle dans laquelle on regroupait ceux qui venaient d'être opérés.
C’est là où je vous dis que nous prenons un coup de vieux, chaque année davantage. Parce qu’ensuite, pousser jusqu’à Savigny-les-Beaune ne nous aurait pas affolés. Avant. Là, ça a été Beaune ou le château musée où se trouvent une collection de vieux avions, une collection Abarth et pleins de trésors automobiles. L’un ou l’autre, car l’un et l’autre, c’était à l’époque où nous étions jeunes, vaillants, nous courrions en marchant, nous sautions comme des cabris, nos lendemains chantaient toujours malgré 12 grammes dans chaque bras. Alors qu’aujourd’hui, ma pauvre Lucette, nous payons tous nos excès avec des cachetons et des cochonneries du genre Gaviscon (est-il meilleur que le Gavisconell ? Sans doute pas, ce doit être le même, juste beaucoup plus cher !), quand il ne nous faut pas prendre un somnifère pour goûter un sommeil bien mérité que notre arthrose ou nos mieux muscles (tiens, j’en avais un à cet endroit ?) nous gâchent. Non, c’est pas beau d’vieillir…

Les cuisines au début du XXe siècle.

Mais pour assurer toutes ses chances de survie, mieux valait prier Notre-Dame...