Your browser does not support JavaScript!
Jour 4 - Meknès, paradis de la... mécanique !

On se serait cru revenu aux grandes heures de nos premiers rallyes africains. Au matin, le parking de l’hôtel ressemblait à un immense garage. On ne comptait plus les capots ouverts, les voitures sur chandelle, les nez dans le moteur, les fesses raffermies par la position orteils déployés afin de gagner les quinze millimètres qui manquaient au bout du bras, les conseils avisés ou pas, les commentaires amusés ou pas, les jurons parce que la clé de 8 a échappé, les odeurs d’essence, de liquide de refroidissement… Il y en avait pour tous les goûts. Avec la source des pannes de la veille identifiées : essence pourrie pour la Ford Escort d’Hervé (du coup, vidange et démontage du réservoir, et recherche d’un spécialiste pour un nettoyage en profondeur avec changement de la pompe pour la modique somme de 35 € !), radiateur bouché pour la R5 d’Alain, courroie pour la 304 de Philou, soufflet de cardan sur la Fulvia d’Edouard, solénoïde de démarreur coincé sur le Land Rover d’Eric, pneu crevé et clignotant droit HS sur la 404 de Toni, durit d’essence sur la 504 de Bruno, et je vous en passe… Didier m’a confié qu’il a facturé l’équivalent d’un mois de travail. À régler en liquide au bar ! Ça promet !

Maroc 2025

La Ford Escort d'Hervé, le cul en l'air pour sortir son réservoir d'essence.

Maroc 2025

Le radiateur enlevé, Alain en profite pour quelques petites interventions préventives.

Maroc 2025

Didier en intervention sur la Fulvia d'Edouard. Un soufflet de cardan qui ne tient plus, son collier ayant disparu. Réparation à l'africaine avec du fil de fer...

Maroc 2025

La 304 attend sa courroie. On en a bien trouvé une dans le coffre d'un participant, mais trop vieille et crantée. Les gars préfèreraient une lisse. Daniel est parti en chercher une... 

Tandis que l’assistance se couvrait de cambouis et passait la journée à mécaniquer, que Daniel et Arnaud couraient les spécialistes pour tringler le radiateur, nettoyer le réservoir, trouver la courroie, etc, avec l’aide de Toni, qui parle arabe comme père et mère, ce qui peut paraître normal quand on sait qu’il est né en Algérie, mais n’est pas si évident à le voir déguster un vin en fin connaisseur, capable qu’il est d’identifier le cépage, voire le millésime, tandis, donc, que certains bossaient, d’autres flânaient dans Meknès et sa Médina. Pour y acheter des épices, des babouches, un violon (!), une djellabah, des couronnes de figues séchées, et tout ce qu’il faut pour remplir les coffres dans lesquels il ne reste pourtant plus de place… De véritables chalands, déambulant dans les couloirs de la Médina, à l’abri du soleil qui cogne dur (nous avons encore eu droit à du 36 °C, je sais, ça vous énerve, vous qui êtes sous la pluie ou en attente de la tempête, mais c’est notre lot quotidien, et croyez bien que nous compatissons… ou pas). Juste assez longtemps pour revenir tôt et profiter de la piscine. À l’heure où j’écris ces lignes, ils sont des dizaines à barboter ou à ronfler sur les transats, alors même que les parties de mécanique s’achèvent. Elles devraient même être terminées avant l’apéro-remorque. Inch Allah.

Maroc 2025

Démarreur récalcitrant sur le Land d'Eric. Benoît : « bon, c'est une anglaise, donc une capricieuse, on va lui causer à ton solénoïde qui croit pouvoir résister à un français ! No way! »

Maroc 2025

Le taxi nous a déposé devant le Palais El Mansour, face à la Médina.

Maroc 2025

Dis bonjour à l'autruche. Mais pour la photo, c'est payant ! 

Maroc 2025

Le montreur de singe ne rigole pas. 40 Drh la photo ! Mais il se contente de 10 DRh. Et pour le prix, Tom et Théa ont pu l'avoir sur les bras...

Un dernier petit détail. Cette nuit, des participants ont été surpris d’entendre des klaxons, des bruits de pétard et des cris de joie, qui les ont réveillés. Ils n’avaient pas suivi l’actualité : les Lionceaux du Maroc étaient devenus champions du monde de football, dans la catégorie U20. Pour la première fois de leur histoire et la seconde fois pour une équipe africaine. Cerise sur le gâteau, ils ont battu l’Argentine en finale, 2 à 0, nous vengeant ainsi de la dernière Coupe du Monde et de notre défaite en finale. Merci amis marocains. J’ai passé la journée à fêter ça avec vous avec votre bière halal (le thé à la menthe) à nous souhaiter mutuellement une victoire de la France au Mondial 2025 puis du Maroc en 2030, puisque c’est dans cinq ans que le pays organisera la Coupe du Monde sur son territoire. Ce qui explique les immenses travaux d’infrastructure qui se déroulent dans tout le pays. C’est bien. Mais pas suffisant parce que certaines priorités ont été mises de côté, notamment la Santé et l’Éducation. Ce qui vous explique le mouvement GenZ212. À discuter avec mon chauffeur de taxi, il faut savoir être patient. Tout viendra en son temps. Le temps. Vous savez, celui que nous mesurons avec une montre et qui n’est pas tout à fait le même qui fait avancer le monde de ce côté-ci de la Méditerranée…

Maroc 2025

Il ya du monde dans la Médina !

Maroc 2025

Maroc 2025

Maroc 2025

Allez, à demain pour le début de notre descente vers le Sud, et de nouveaux paysages exceptionnels sur des routes qu’on nous promet neuves… Je vous laisse, l’appel du muezzin pour la quatrième prière de la journée ne devait pas tarder.

Maroc 2025

Un cligno en rade. Mais Toni en avait un neuf dans le coffre !

Maroc 2025

Nous avons démarré la journée avec Hervé et son réservoir d'essence. Nous l'achevons avec lui, et il semble soulagé...


A lire aussi