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J15 - Anse - Vogüé

Nous jouons décidément de malchance avec cette satanée météo qui s'acharne à nous proposer un ciel plombé (ce qui n'est pas bon pour la santé, comme chacun sait) et des averses intermittentes alors que nous traversons des paysages somptueux et empruntons des routes que les rallyemen connaissent bien. Tout du moins ceux qui participent au Monte Carlo Historique ou au Rallye d'Auvergne. Des virolos à n'en plus finir, des vues superbes sur des vallées encaissées, des gorges taillées dans une roche dure comme un coup de poing américain, des rivières qui cherchent à se frayer un chemin en serpentant à qui mieux-mieux (nous sommes même passés à quelques kilomètres du Mont Gerbier-de-Joncs d'où nos générations savent bien que la Loire jaillit aussi chiche qu'une pipette d'urine d'un incontinent, les jeunes d'aujourd'hui n'apprenant plus la géographie, ni grand chose d'autre d'ailleurs à lire leur prose smsisque, leur orthographe décadente et leur français aussi approximatif que phonétiquement douteux)... Ça tanguait sec dans les autos et on en connaît certaines qui ont crié grâce, demandant à leur cher et tendre de ralentir l'allure pour ne pas tapisser leur joli tableau de bord des agapes du jour. Pas simples à faire, pour le coup. Certes, nous étions dimanche, mais à voir le nombre de restaurants fermés, on peut se demander si, dans cette région, on ne préfère pas s'enfermer chez soi pour déjeuner. Nous avons dû même faire un détour par Annonay pour trouver ce qui ressemblait à l'unique restaurant ouvert de la ville. Le Dôme, très bonne adresse soit dit en passant, où nous avons appris de l'accorte et délicieuse serveuse au sourire rayonnant que nous étions dans le pays des anonymes. Anonymes à Annonay... Il faut dire qu'on n'arrive pas forcément par hasard dans cette ville qui pourrait être jolie si elle mettait en valeur son patrimoine, mais souffre de la grisaille qui l'a envahie pour on ne sait quelle raison. Comme si un sort mauvais s'acharnait à empêcher toute couleur d'égayer les maisons grises, le bitume gris, les devantures grises, le ciel gris, la montagne grise. Comme si Ripolin, le marchand de couleurs, était ici interdit de séjour, à vous donner l'envie de repeindre toute la ville avec un arc-en-ciel pour en chasser cette lourde tristesse qui voûte les épaules et vous fait avancer avec discrétion dans des ruelles tracées en escargot, autre particularité du lieu, parce qu'une fois arrivé en haut, pour redescendre, vous avez l'impression de faire des circonvolutions à n'en plus finir. Tout ça pour, quasiment, vous retrouver à votre point de départ. Etrange... A cent lieues des gorges de l'Ardèche qui nous accueillent à l'étape et vous font vite oublier la fatigue de cette route si longue, mais si belle...

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La veille au soir, Marie-Hélène et Sylviane ont été intronisées Compagnons du Beaujolais !

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Nous sommes toujours d'un tempérament joueur. La preuve avec ce bac à fleurs que nous avons voulu remettre à sa place !

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La célèbre horloge de Tassin-la-Demi-Lune, où se croisent la N6 et la N7.

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Sur les routes d'Auvergne...

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La 4 CV de Marian et Danielle a certes souffert dans les montées, mais elle a été vaillante jusqu'au bout !

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Le lac de Devesset se situe sur la ligne de partage des eaux entre Méditerranée et Océan Atlantique.

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Passage à Dornas.

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Pas de chance pour la Stag qui va devoir finir l'étape sur le plateau pour être réparée demain matin...

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Rencontre avec la Triumph Spitfire de Gazoline et les organisateurs.

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Rappelez-vous de ce prénom peu banal : Néo. Ce gamin de quatre ans pilote déjà une moto de cross, sous les yeux embués de son père, passionné de moto. Nul doute qu'il sera, un jour, un grand champion à débuter si jeune !

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Vue sur Aubenas.

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La Jaguar de Fernando a cassé un amortisseur. Par chance, ils sont doublés à l'AR. Ce sera moins confortable, mais il pourra rouler demain... 

 

 


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