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Jour 13 - Ancona / Retour maison
Finito ! Le deuxième Greeka est terminé et nous sommes, pour la plupart, déjà de retour dans nos pénates, accueillis par des orages mémorables. Après ces deux semaines de vie en commun, ça fait tout drôle de se retrouver sans apéro-remorque ni briefing. Il reste les photos à partager (si vous les mettez sur internet, envoyez-nous le lien que nous puissions en faire profiter tout le monde) et les anecdotes. Je ne peux d'ailleurs vous quitter sans vous en conter une petite dernière, croustillante.
Greeka Gazoline
Mer d'huile pour le retour. Résultat : farniente...
Greeka Gazoline
Pas pour tous. Le gang des lyonnais alimente son blog.

Nous étions de retour en France, quelque part sur l'autoroute après Chambéry, affamés comme vous vous en doutez, vu que nous n'avons rien mangé pendant ce rallye ! Un Courtepaille nous tendait les bras, nous n'avons pas su lui résister et nous nous sommes attablés. Nous déjeunions paisiblement lorsqu'une blonde, 1,55 m au garot mais montée sur des talons aiguilles qui n'en finissaient pas et lui donnaient une démarche guindée, façon automate, entre dans l'établissement. On la sent chafouin, la drôlesse, l'œil plissé, la bouche tordue en un rictus mauvais, comme prête à dégoupiller une grenade. Sa main droite agite une paire de lunettes qu'elle fait tournoyer nerveusement. Elle est sèche comme un saucisson d'Auvergne à point, raide comme la justice, aimable comme une porte de prison. « J'ai oublié mon étui à lunettes ! » crache-elle, péremptoire. La réceptionniste, tout sourire, interroge son personnel. Personne n'a vu d'étui à la table qu'occupait cette personne. La dame insiste, on l'invite à aller constater de visu. Elle revient bredouille. Hausse le ton. « Je vous dis que je l'avais posé sur la chaise. » « Désolé, madame, intervient le serveur qui a débarrassé sa table, mais je vous assure que je n'ai rien trouvé. »
Greeka Gazoline
Arrivée sur Ancône.
Greeka Gazoline
Débarquement : Willys-Overland 1949
Greeka Gazoline
Débarquement : Ciao capitaine !
Greeka Gazoline
Débarquement : notre ingénieur agronome et ses précieuses conférences du briefing va nous manquer !

Dans la salle, tout le monde retient son souffle. On devine la suite. La blondasse va faire son intéressante, se hausser sur ses ergots pour paraître plus grande qu'elle ne peut l'être (les médiocres tentent toujours de sauver le apparences par ce genre d'artifices, c'est même à ça qu'on les reconnaît), et accuser le personnel. Ça ne loupe pas. Elle menace d'en référer aux autorités, d'écrire à la direction générale pour demander que les coupables soient passés par les armes avant d'être lapidés en place publique. Elle a l'index virulent, le verbe mauvais, la lèvre plissée façon Front national, le serre-tête a du mal à contenir les bouclasses... Imperturbable devant ce qui ressemble à un procès à charge, la manager, Claire de son prénom, ne se départit pas de son amène sourire et offre à l'impétrante de prendre ses coordonnées pour lui envoyer l'étui au cas où, fort improbable, on le retrouverait. L'idiote commet l'outrecuidance de réclamer celles de son employeur pour lui exprimer sa façon de penser sur la compétence et la probité de son personnel. Nous sentons bouillir en nous comme un désir de saisir ce petit bout de rien du tout pour le jeter dans sa bagnole et lui demander de chercher un peu mieux son trois fois rien d'étui à lunettes dont on se tamponne ! Nous n'en avons pas le temps. Le mari arrive, l'étui à la main. « Il était dans la voiture, mamour ! » susurre-t-il. Il se tourne vers Claire, et lui demande de bien vouloir l'excuser. La blondasse, elle, tourne les talons sans un mot, sans une excuse, enveloppée dans une morgue qui en dit long. Elle vient de s'offrir en ridicule et la honte de sa vie. On espère qu'elle en a conscience, mais on doute. Ce genre-là, monsieur, ça se croit tout permis parce que ça croit avoir toujours raison. Et ça traite le reste du monde comme s'il était à sa botte. Sous les huées de tous les clients, elle a tricoté avec peine sur ses talons, et la voir de dos marcher droite, fesses serrées pour ne pas tomber, a fini par déclencher un fou-rire dans la salle. Surtout lorsqu'on a pensé au mari qui devait être en train de se faire massacrer par cette blondasse qui, soyez-en sûr, l'a pourri pour être venu lui ramener son étui à lunettes alors qu'elle faisait son esclandre. Il aurait pu attendre qu'elle soit revenue à la voiture, non ?
Bienvenue chez nous !
Greeka Gazoline
Débarquement : bye bye les filles !
Greeka Gazoline
Débarquement : voilà une Type E qui a apprécié les virages et la montagne !
Greeka Gazoline
Débarquement : les Combi sont légion en Grèce, mais Philippe en a déjà tellement !...



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