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Etape 05 - Sevilla / Evora
Adios Andalucia, bom dia Portugal ! Nous avons donc quitté l'Espagne de très bon matin, à la fraîche, afin de profiter de quelques heures tempérées. C'était indispensable après la journée d'hier où l'on a enregistré plus de 38 °C à Séville, et à peu près autant à l'occasion de l'apéro-remorque servi, vous le remarquerez, par de charmantes hôtesses à petits pois, façon coccinelles. Une manière de clin d'œil à la Karmann de Gérard qui, une fois de plus, est passée à la clinique pour un petit réglage supplémentaire. Il semblerait qu'il aurait ainsi retrouvé des chevaux perdus depuis deux à trois jours. Il y en a un autre qui est content : c'est Christian, panhardiste bien connu, qui avait égaré son ralenti et qui l'a mystérieusement récupéré en usant d'un tournevis. La mécanique est parfois simple comme un bonjour...

HĂ´tesses d'un soir, espoir ?

Ce matin, donc, nous avons chaussé nos bottes de sept lieues pour filer vers le Portugal, non sans marquer un ultime arrêt hispanique à Aracena pour jeter un œil à son château, à son église et à quelques vestiges mauresques. Mais si nous avons croisé autant de monde à cet endroit, c'est que nous avions signalé que c'est ici que l'on achète le célèbre Jamon de Huelva que d'aucuns prétendent être le meilleur jambon d'Espagne. Problème, en partant tôt, nous sommes arrivés... tôt. Les magasins étaient fermés. Pas grave, se sont dits certains, on va en profiter pour voir quelques vieilles pierres, siroter une petite mousse et attendre l'ouverture... Sauf qu'aujourd'hui, il doit y avoir une espèce de jour férié parce que même les usines à jambons sont restées cerrada. Raté pour le jambon, il faudra se rabattre sur ce qu'il reste de celui de Laurent...

L'église fortifiée qui domine Aracena.

El Castillo de Aracena.

Les trois cloches qui gardent l'entrée pour celle qui passe dessous !

Aracena, vue d'en haut...

Et nous avons terminé la visite d'Aracena avec un libre penseur.

La route qui serpente ensuite entre les chênes liège, les nids de cigogne (pas un poteau à haute tension qui ne soit occupé par une famille !), les oliviers, les orangers, les eucalyptus nous emmenait ensuite à Rosal de la Frontera, dernière ville espagnole avant le Portugal et ancien poste frontière. Aujourd'hui, les habitants ne voient plus de longues queues dans la rue principale mais ils continuent à s'installer Plaza de Espana pour regarder passer les étrangers, et notamment ces gars un peu fous (poco loco) qui roulent dans des antiquités. Attablés ou plus simplement affalés sur des chaises hors d'âge, le menton appuyé sur des canes noueuses, le béret coiffant trois cheveux se battant en duel avec le petit vent qui accélère l'incandescence de leurs petites cigarettes roulées et informes.
Le paysage change ensuite radicalement, tout comme la qualité des routes. Nous avons été, comment dire sans blesser nos charmants et accueillants amis portugais, chahutés par le revêtement déformé. Mais il serait malvenu de se plaindre. Il faisait beau, les villages gorgés de soleil sont tout de blanc revêtus, les petits signes d'amitiés sont apparus pour la première fois depuis notre arrivée (l'ibère est sans doute plus timide, assurément moins expansif de prime abord, mais ça change vite dès qu'on entre en amitié avec lui, ce qui s'avère assez facile), l'on mange des portions gargantuesques dans d'énormes assiettes et s'il n'y avait pas le prix de l'essence qui atteint des proportions dantesques (1,74 euros le litre de SP 98, ça incite à avoir le pied léger sur l'accélérateur), tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. D'autant que, sur notre route, se dressait Monsaraz, un magnifique village perché tout en haut d'une colline, enserré entre ses murailles et dont la blancheur immaculée et les rues inondées de soleil évoquent les îles grecques. Magique.

Une des entrées de Monsaraz.

Monsaraz.

Monsaraz.

Monsaraz.

Au final, c'est très tôt que tout le monde a déboulé à Evora. Surtout que nous avons une heure de décalage horaire avec la France. Quand il est 12 heures à Paris, il n'est encore que 11 heures à Evora. C'est perturbant ! Mais finalement plus logique puisque nous sommes à l'heure du soleil ici. Mais comme il fait vraiment beaucoup trop chaud (on parle de 38 °C à l'ombre, et il n'y en a pas !), c'est plutôt dans la soirée que nous irons faire un tour à Evora. On s'en reparle ?

Le jambon de Laurent est déjà bien entamé. « Comme nous » précise-t-il...

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