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Etape 00 - Istanbul, nous y sommes !
Ouf ! Le dernier contingent a réussi à passer entre les cendres du volcan et à rejoindre tous ceux qui avaient décidé d'arriver plus tôt. Disons-le tout de suite, il a quand même failli y avoir drame, car Guéguette, fidèle à sa réputation, avait oublié son passeport. Heureusement, Wanda, sa coéquipière que nous surnommons désormais maman, a fait une véritable check-list et s'est rendue compte de la bourde quasi immédiatement. Martine, la partenaire habituelle de Guéguette, a donc fait un demi tour au frein à main, enquillé un boulevard (je ne veux même pas savoir lequel, pour ne pas cafter, des fois qu'elle aurait été flashée à 198 km/h dans Paris) à la manière de Lelouch, dans un film célèbre des années 70. Dérapages contrôlés aux petits oignons, feux légèrement grillés, mais en quelques joyeux coups de volant dont elle a le secret, Guéguette a d'abord vomi son petit déj, puis grimpé douze à douze les escaliers, se vautrant au deuxième étage, avant de s'apercevoir qu'elle avait oublié ses clés dans la voiture. Descente en bobsleigh sur les fesses pour aller plus vite, regrimpette, un appartement retourné sens dessus dessous, et enfin, après une demie heure de recherches, elle l'a trouvé dans le frigo, coincé entre la saucisse sèche et le cantal entamés et jetés en vrac dans un tripoux oublié là depuis quinze jours. Bon, il gauffre le passeport, mais il est là, l'honneur est sauf. Mais du coup, nos deux naufragées sont arrivées à la bourre, malgré les efforts de Martine qui a borgné quelques taxis qui ne se pressaient pas assez pour se garer dans un hurlement de pneumatiques dont tout Roissy se souviendra pour deux à trois générations.





Pour le reste, ça a quand même été plus calme. Quoique, en débarquant sur le parking de l'hôtel d'Istanbul, que vois-je ? La Mercedes 190SL de Philippe Marraud capot ouvert, mais surtout borgne. Que s'est-il donc passé ? « Pas grave, m'assure Philippe Capelle, il n'a plus ni code ni phare à droite. » Démontage, diagnostic, euh, découverte, ce n'est pas un phare comme tous les autres, un truc qu'on n'avait jamais vu et pour lequel Philippe n'a évidemment pas prévu d'ampoule de rechange, vu qu'il faut changer le bloc entier ! Gratouillages, titillages, on lui a récupéré les pleins phares. Il aveuglera donc... A quelques mètres de là, la Rancho de Fabrice Leprince a un souci de démarreur. « Je le sais, il est tombé en rade avant Bourges, j'en ai ramené un tout neuf ». Sauf qu'il découvre, dans la boîte Valéo, une chaîne ! Y'aurait-il eu gourance chez l'accessoiriste qui lui a vendu la pièce ? Meuh non, c'est juste un gag que lui a fait l'assistance. Bref, vous l'aurez compris, l'ambiance est à la franche rigolade, et ça promet pour les jours futurs.




Et comme le programme était léger, c'est autour de Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue que nous avons retrouvé le gros des troupes, en train de flâner et de se cultiver. Par contre, le grand bazar était fermé, vu qu'on est dimanche. Nos cartes bleues sont sauves ! Alléluia. Au moins jusqu'à demain.
VoilĂ , tout le monde est lĂ , sauf les Studler que nous attendons demain, si le nuage veut bien attendre encore un peu pour semer la panique.

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